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  • Photo du rédacteurThierry Bedossa

L'ADN vétérinaire, ce n'est pas l'enrichissement

L’Ordre national des vétérinaires a pris la décision de radier plus de 200 cliniques affiliées à des réseaux vétérinaires à partir du 12 octobre. Plus d’un millier de vétérinaires praticiens seraient interdits d’exercer à compter de cette date.


Cette situation dramatique pour l’accès aux soins vétérinaires est le résultat d’un conflit profond entre les intérêts financiers de grands groupes, d’une part, et ce qui fait l’ADN d’un vétérinaire, c’est-à-dire le soin aux animaux, d’autre part.


En effet, depuis plusieurs années, de nombreux établissements vétérinaires se font racheter par de grands groupes, ce qui n’est pas sans conséquences pour le porte-feuille des clients et sur notre capacité à soigner les animaux qui nous sont présentés.


L’Ordre national des vétérinaires a donc décidé de sanctionner les établissements concernés en mettant en application des radiations administratives des sociétés rachetées par des groupes de cliniques en infraction au regard de la réglementation, suite aux décisions du Conseil d'Etat du 10 juillet. 


La Clinique vétérinaire du Pont de Neuilly, la Clinique vétérinaire Championnet, et la Clinique Itivet Paris, toutes membres de l’écosystème Pets and Vets Society que j’ai fondé, ne sont pas concernées par cette décision. Nous revendiquons depuis toujours notre indépendance, garante de notre liberté d’exercer dans le souci de faire le maximum pour nos patients et leurs propriétaires, avec les expertises et l’éthique qui sont les nôtres.


Je déplore cette situation de blocage et de rapport de force qui s’instaure entre l’Ordre des vétérinaires et les groupes financiers : c’est d’un cynisme extrême qui n’a rien à voir avec l’ADN vétérinaire qui est de soigner et d’aider.




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