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  • Thierry Bedossa

Dans une France divisée, les animaux peuvent rassembler




La cause animale est transversale : elle touche à l'économie, à la société, à l'éducation, à la santé, à l'environnement, à la justice... elle touche à tout.

La cause animale est apolitique, elle est ni de droite ni de gauche, elle est loin des clivages politiques et de l'incessante opposition idéologique entre les partis dits traditionnels.


La cause animale rassemble. Tous les sondages le prouvent : les Français sont unanimes sur de multiples questions : 89 % d’entre eux jugent que la cause animale est une « cause importante » (IFOP, 2019), 86 % d’entre eux réclament que les animaux que l’on tue dans les abattoirs soient étourdis avant d’être saignés (IFOP, 2020), 91 % d’entre eux souhaitent que les animaux d’élevage aient accès à l’extérieur des bâtiments dans lesquels ils sont maintenus (IFOP, 2020), 73 % d’entre eux sont favorables à l’organisation d’un référendum sur les droits des animaux, etc.


Paradoxalement, alors que la question animale met presque tout le monde d'accord, elle est quasi absente du débat politique.


Elle a disparu du débat présidentiel dès lors que la candidate du Parti animaliste, Hélène Thouy, a dû se retirer faute d'avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires.

Alors pourquoi ? Pourquoi, alors que la question animale représente une attente des Français, est-elle si absente de la vie politique ?


La condition animale est en cela représentative de la défiance des français vis-à-vis du pouvoir : elle reflète le fossé existant entre les attentes des Français d'une part, et la réponse du gouvernement d'autre part. L'élection présidentielle a prouvé à quel point ce fossé ne cessait de se creuser.


Les Français étouffent. Ils n'en peuvent plus de ne plus être écoutés, de ne pas être représentés, de ne pas voir leurs urgences considérées, et de devoir finalement voter par défaut plus que par conviction. La question animale est totalement représentative de cette réalité.


Ce faisant, ces 5 dernières années, il y a eu des progrès pour les animaux, qu'on ne peut nier. La PPL Animaux, la fin du broyage des poussins... Ce sont des progrès et il faut les souligner. Mais ils sont dérisoires relativement à la quantité infinie de cruautés commises à l'encontre des animaux. Il faut aller plus loin.

Emmanuel Macron a été réélu Président de la République, et il faut poursuivre les efforts entrepris. Mais les lobbies sont là, la complexité et les aberrations de notre système politique sont là aussi, associées à des paradigmes souvent poussiéreux qui nous empêchent d'avancer. Tout cela représente des obstacles considérables à l'évolution positive de la condition animale.


Seul le Parti animaliste est indépendant, seul le Parti animaliste défend les intérêts des animaux. Mais les intérêts des animaux sont aussi ceux des humains : des agriculteurs, des éleveurs, des promeneurs, des propriétaires d'animaux compagnons, des consommateurs, et de nos enfants... En réalité, la question animale concerne tout le monde, et non pas seulement une poignée de marginaux comme on voudrait nous le faire croire.


La question animale, ce n'est pas céder à quelque sensiblerie, c'est au contraire avoir une vision lucide de nombreuses problématiques environnementales, sociétales, économiques, etc., et c'est éprouver ce désir si profond de changement. Mon devoir, en tant que député - si je suis élu -, sera d'y répondre.


Les législatives donnent l'occasion au peuple français d'avoir des représentants au plus près de leurs considérations, de leur quotidien. Les représentants de tous ceux qui ont une "conscience pour les animaux", ne sont pas incarnés par les pouvoirs actuels. Il faut donner sa chance aux candidats du Parti animaliste pour porter vraiment, sincèrement, intimement, leurs intérêts à l'Assemblée.


Thierry Bedossa

Candidat du Parti animaliste aux élections législatives dans la 4ème circonscription de l'Oise

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